17 novembre 2007
Kashan et Marenjab
C'est donc le coeur leger que nous sommes partis a Kashan, ou d'autres aventures nous attendaient... Kashan est effectivement plus calme que Teheran. Mais la tradition religieuse ici ne nous permet pas de profiter de qalyan (pipes a eau) dans les salons de the qui appellent pourtant a une detente "qalyanique"!!! Une loi aurait ete votee il y a un an interdisant de fumer dans les lieux publics...
Les hoteliers filoux
C'est a Kashan que nous avons rencontre les plus grands filoux, adeptes du racket organise!!! Pour les rencontrer, c'est tres simple: il vous suffit d'entrer dans un hotel et de demander une chambre. Le prix etant tres eleve (180000 rials, soit quasi 15 euros, pour une chambre avec sanitaires communs et sans petit dej.) vous vous preparez a partir a la recherche d'une chambre moins onereuse, mais la patron de l'hotel vous retient et accepte le prix que vous cherchez: 90000 rials, la moitie donc du prix annonce initialement. Deja la facilite avec laquelle il accepte ce prix en dit long...
Lorsque le lendemain vous vous appretez a payer la deuxieme nuit, un autre associe vous demande 200000 rials!!! Du jour au lendemain le prix avait change et etait plus eleve que le prix du 1er jour!!! La il faut surtout pas se laisser demonter. Pas facile en farsi, car bien sur, il ne parle pas anglais avec nous!! Mais remplis "d'energie positive", comme dirait notre chere amie Firoozeh, nous resistons et lui tournons les talons avec une assurance telle qu'il ne nous poursuit pas.
A votre retour le soir, un peu tard certes (minuit), d'abord il fait mine de ne pas nous reconnaitre, puis nous demande une sorte de taxe parce que nous rentrons tard et qu'il nous attendait!! Bizarre qu'il nous attende s'il ne nous reconnait pas!!! Bref, heureusement on av notre joker: un ami de Firoozeh qui habite Kashan et avec lequel nous avons passe une partie de la soiree.
Le 3 eme jour, le filou nous prend au saut du lit, nous demandant 140000 rials!!! Decidement les prix sont tres variables dans cet hotel!! C'est le cac 40 hotelier!!! Je suis seule face a lui le ventre vide et quand j'ai pas pris mon petit dejeuner il faut pas me chercher. Je me mets en colere en francais et continue ma route sans me retourner. Il n'a pas l'air content du tout, mais moi non plus je ne suis pas contente!
On quitte cet hotel le lendemain avec un grand bonheur!!
La ville de Kashan
Kashan s'etend le long du desert. C'est une petite ville avec son bazar bien sur, son incontournable jardin, veritable havre de paix, et des palais qu'ils appellent vielles maisons! Tu parle de vielles maisons! En effet elles datent d'il y a bien longtemps mais sont de somptueux palaces, aux coursives ornees de faiences, aux salles garnies de petits miroirs sculptes refletant la lumiere du soleil, aux demi-etages s'entrelacant et ouvrant sur des jardins fleuris d'ou jaillit bien sur une fontaine et des bassins a poissons rouges... Bref un vrai "delice"!!!! Dans ces maisons-palais, il etait facile de savoir qui frappait a la porte, grace a une double systeme de "marteau": a une meme porte, d'un cote un marteau pour les femmes qui avait un son particulier et de l'autre un marteau pour les hommes, plus lourd, qui donnait donc un autre son. Les habitants pouvaient ainsi savoir si c'etait une femme ou un homme qui frappait a leur porte. Si tu es mysogyne, c'est plutot pratique comme systeme!!!
Parcourir toutes ces salles, coursives, cours, etages et demi-etages est un peu fatiguant et une etape dans le jardin d'epoque safavide est fort requinquant!! c'est en rentrant de ce jardin que nous avons rencontre un deuxieme filou, mais ca on s'en est rendu compte un peu plus tard...
Abyaneh
...Ce taximan nous emmene a Abyaneh, un village classe par l'Unesco, a 80 km environ au nord de Kashan. La route traverse d'abord de grandes plaines desertiques, utilisees pour le nucleaire, puis elle se faufile dans la montagne, pour deboucher sur ce village, ou les villageoises arborent des vetements barioles, vetements traditionnels. Tout le village est rouge, car les maisons sont faites avec de la paille melangee a la terre rouge. La specialite culinaire ici est les pommes sechees au soleil et les amandes. Tout le paysage est sec et le village est entoure de montagnes, rouges, jaunes et grises qui tranchent avec le bleu du ciel et avec la verdure des arbres qui s'etendent le longe du ruisseau. C'est tres surprenant d'avoir a la fois ces deux paysages opposes. Vous pouvez passer la matinee a flaner dans les ruelles, decouvrant des placettes traversees de part en part par un ruisseau, des fontaines ou des petites vielles au sourire edentee, monter jusqu'aux ruines d'un ancien chateau, ou encore remonter sur l'autre versant de la colline qui fait face au village. On a dons pris notre temps...comme nous l'avait conseille notre chauffeur, qui insiste au retour pour que je m'assoie a ses cotes.
Stef, berce par le paysage s'endort et ce gentil chauffeur commence a etre un peu trop gentil avec moi...un peu trop content que Stef ce soit endormi a mon gout!!! il en profite pour essayer de m'amadouer et augmenter le prix de l'excursion a l'arrivee, me disant, allez, tu es de mon cote, tu es un peu comme ma fille.... Oh la la la la mon coco, on est remonte contre les filoux et on a eu trois jours d'exercice avec les hoteliers, desole, tu es mal tombe!!!!
Heureusement, l'apres-midi est nettement plus cool avec Mehdi et sa femme Rosita, les amis de Firoozeh, qui nous baladent aux alentours de Kashan. Mehdi travaille en tant qu'ingenieur en je sais plus quoi et sa femme ecrit une these en communication. Ils sont maries depuis un an et habite Teheran, mais la famille de Mehdi habite Kashan et ils viennent les voir pour le week-end (jeudi et vendredi chez eux). Famille tres pratiquante chez qui nous sommes royalement accueillis pour le diner. Ici on porte le voile meme a l'interieur. Echange tres interressant concernant le mariage en iran et le mariage en France. La soeur de Mehdi est effaree d'apprendre que dans notre societe on puisse vivre ensemble et avoir des enfants sans etre marie, qu'on puisse avoir des enfants d'abord et eventuellement se marier apres, etc...!! bref qu'on soit de veritables paiens. Son accueil ne change pas pour autant et au contraire est avide de questions sur notre mode de vie.
On a pris l'habitude, pour remercier nos differents hotes, de leur jouer un peu d'accordeon, meme si on n'est pas des pros et qu'on fait des tas de fausse notes ils apprecient et ca occasionne toujours de grandes rigolades.
Marenjab,
est le nom d'un caravanserail qui se trouve dans le desert, sur l'une des nombreuses routes de la soie, qui relie Isphahan, au sud oust de l'Iran, a Mashad, au nord est du pays. Il aura fallu attendre le week end pour s'y rendre car s'y rendre en voiture privee revient tres cher, alors que le week end des tours operators organisent des excursions en groupe.
On se retrouve donc dans un minibus, avec une bande de jeunes d'une vingtaine d'annees, completement surexcites a l'idee de passer un week end loin des regards policiers.... A peine entres dans le desert, les voiles tombent, la musique "illegale", c'est a dire genre dance, techno, pop etc..., est a fume dans les haut parleurs et les uns et les autres se mettent a danser, car danser dans la rue est aussi interdit, sachez le!! C'est la totale dedandade!!!
Apres quelques heures de route sur la piste, au milieu des camels, on arrive au caravanserail... Il est majestuex au milieu de ce no man's land. Et dire que des tas de marchands se sont succedes ici, certainement heureux de trouver repos dans un cadre secure, sans se faire piller par les pirates du desert!!! Mais on est dans un tour operator, ne l'oublions pas, une pause de 15 minutes suffit. Il faut dire aussi que la nuit tombe vite et qu'il faut monter le camp avant la nuit. Chose faite, on peut admirer le coucher du soleil en haut des dunes....grandiose!!!
Apero au coin du feu ou ces jeunes bravent decidement les interdits (pour notre plus grand plaisir qu'on se le dise)...vodka et wiskey coulent a flots!!! Mmhhh que c'est bon! Y'a pas a dire!!! Les couples se forment a mesure que la soiree avance et on sent bien qu'ils ont besoin d'un peu plus de libertes ces jeunes.
Au matin, remaquillage pour les filles, parce qu'elles sont sacrement coquettes puis direction le lac sale. Etendue sans fin de sel fin, on a l'impression d etre dans une troisieme dimension, comme si on avait pris un de ces couloirs du temps de certaines BD de Moebius : pas de bruit, horizon ultraplat a 360 degres, lumiere eclatante. Ou est la porte de sortie?
Retour malheureusement, on serait bien reste un peu plus dans cette immensite, mais tour operator oblige...
Tout se deroule comme sur des roulettes, sans un accroc: on trouve directement un bus pour Isphahan.
13 novembre 2007
Enfin les photos
Apres etre revenu de Ramsar avec nos joyeuses drilles, Firouze et Malaha, sa soeur, nous avons atteint la posterite, due entre autres a notre nationalite, puisque france rime avec cuisine... Malaha est ce qu il appelle ici, une master chef, bien que j ai encore quelques doutes sur la veracite de cette appelation. Elle est un peu la Maite iranienne, elle anime des emissions de cuisine a la television et publie ces recettes dans des livres. Elle est en train de monter un magazine et nous serons bien sur dedans, puisque nous y representons la cuisine francaise avec le poulet basquaise et la tarte au citron meringuee. Et pour bien faire, on a eu droit au photographe, au designer culinaire (si, si, ca existe). A paraitre au mois de decembre.
Decision est prise de partir le lendemain apres avoir recupere nos visas indiens a l ambassade, derniere soiree avec nos inoubliables hotes et depart a l ambassade le lendemain matin. Sauf qu ils ne sont pas pres et que personne ne peut nous accueillir. Il y a 11 jours, on s est fait une course poursuite pour pouvoir poser a temps notre demande de visas, jonglant entre achat de billets d avion necessaires au dossier, lettres de recommandation de l ambassade de france (d ou la rencontre du consul) C etait le 1er novembre. On s etait tapes dans la main, heureux d en avoir termine avec ce dossier, nous disant qu on reviendrait dans 10 jours et que tout serait OK... et on apprend en arrivant qu il va falloir attendre 1 a 2 jours de plus. On essaye de passer des coups de fil, d avoir un interlocuteur qui un peu plus compatissant pour notre situation nous aidera : rien. Retour le lendemain et c est pas encore gagne. Deja, il faut affronter la foule car a chaque guichet, la foule s amoncelle et il faut jouer du coude. On reussit, cependant, a rentrer a l interieur, ce a quoi tout le monde n a pas acces, privilege absolu car a l interieur, on a pas besoin de jouer du coude pour parler a quelqu un. On apprend au bout d une heure que tout est OK, que le telex est transmis et qu il faut maintenant payer le visa. Ce qui veut dire qu il va falloir affronter le fameux '"guichet des paiements" a l exterieur. La file d attente en debut de matinee est tres bien respecte puisque chacun ecrit son nom sur une fiche et quelqu un organise plus ou moins. Puis arrive 11 heures et dans 30 minutes c est fini. Plus de liste, les gens se doublent et s engueulent. La guichetiere pete les plombs et ferme son guichet. Je reste tout penaud car cela veut dire qu il va falloir encore attendre demain et meme epaule a epaule. Par chance, elle revient, et j arrive a voir le recu et lui demande le visa. Pas possible, faut attendre 16 heures. S il vous plait, madame, on a un avion a 14 heures.... OK. Ouf...
C est le passeport arborant son nouveau visa que nous sommes partis, soulages de cette lourde demarche, vers Kashan, ou nous attendent le desert, les grandes maisons de riches marchands, les grands jardins orientaux et des rues plus facilement franchissables que celle de Teheran mais encore une connexion rapide d ou la mise a jour....
07 novembre 2007
Premieres tribulations iraniennes
Ca y est, on y est au pays des voilees. Exactement a Ramsar, au bord de la mer Caspienne. Les images de l Iran vehiculees par les medias a fini par lacher nos inconscients et laisser la place a un pays ou la population est adorable, ouverte d esprit, cultivee, curieuse, chaleureuse, genereuse, accueillante et plein de trucs gentils et surtout pas antifrancais comme le vehiculent les medias. Je dirais meme qu ils sont francophiles et de maniere sincere. Mais ils sont gouvernes par des cons et regrettent une douce periode, ou les Khomeini et autres barbus antiamericains etaient encore niches en France a preparer une revolution instaurant l etat islamique, ou les femmes se baladaient jupes au dessus du genou et cheveux au vent... Le contraste est saisissant entre l univers dans la rue (pas ou peu de geste d affection entre sexes opposes, femmes voilees voire drapees, habillees selon la "loi vestimentaire", pas d exuberation, ...) et celui prive ou, une fois passe l entree de la maison, la metamorphose s opere : fini le voile, les formes du corps s exposent, les comportements se liberent,..2 mondes coexistent, il faut passer dans les maisons pour pouvoir jouir de cette vision. Et pour cela, ce n est pas ce qui a de plus complique puisque les iraniens ont un sens aigu de l hospitalite, maladie chronique dont une contamination en Europe ferait le plus grand bien.
Sinon pour reprendre, on est arrive en Iran il y a une dizaine de jours. La frontiere turco-iranienne est des plus glauques malgre la presence d un paysage quasi lunaire avec en toile de fond le mont ararat. Comme toute zone frontaliere, la misere est d un cote, les gens essayant de survivre grace aux passages vehicules par ce point strategique, passage entre Europe et Asie. Ici des kilometres de camions attendent leur plaissr passer. Y croisons des suisses a bord de leurs camions rejoignant aussi l Inde. Les formalites administratives passees sans encombre, on change de l argent. La monnaie ici est le ryal, 1 euro c est 13000 ryal. En quelques secondes nous voici multimillionnaires Pour l aveyronnais que je suis, un sou c est un sou, ici un sou c en est plein. Au pays du petrole, on est les rois. Malgre un niveau de developpement avance, les differents boycotts internationaux condamnent les iraniens a avoir une monnaie de singe, a notre profit evidemment vu les flambees de l euro.. Le plus gros billet est de 50000, je vous laisse imaginer la liasse, difficile a dissimuler...
Entre la monnaie qui nous oblige a faire des operations a 5 chiffres et la langue persanne, il faut avouer que nous avons passe quelques heures largues. En turquie, on partage le meme alphabet, ici rien de commun. Aucun mot qu on puisse identifier qui pourrait nous aider. Les iraniens sont tres peu anglophones mais ont plein de volonte et on finit toujours par se faire comprendre a force de mimes et de l aide de notre guide de conversation : on joue au pictionnary toute la journee...
On ne s est pas trop attarde dans la zone frontiere pour nous rendre a Tabriz, en bus. Un des voyages les plus penibles car Soizic fut prise de diarrhees pendant le voyage et malgre ses tentatives de retenue, un arret en urgence du bus a ete necessaire. Et la, 1er exercice de langue : expliquer en farsi qu il faut s arreter car sa femme a une tres tres grosse envie et que si on ne s arrete pas, le reste du voyage sera tres nauseabond... Ils ont fini par comprendre et arret au milieu de rien ou soizic nous a fait un sprint jusque derriere un talus sous les yeux ecarquilles des passagers...
Tabriz, c est 2 millions d habitants et pas autant de voitures mais presque. Etant donne que l essence ,contrairement a nos contrees, ne vaut rien, un plein pour 2 euros, la circulation est dense : taxis, bus, 405 et autres paydans se font la bourre dans les larges arteres de la ville. Et pour corser, on rajoute quelques motards sortis tout droit de la BD Joe Bar Team, deboitant dans tous les sens. On melange tout ca avec des feux que personne ne respecte, des doubles voies qu ils transforment en 3 voies et demi. Et on obtient un bouillonement de circulation. Il semblerait que la seule liberte qu on ait laisse aux iraniens apres la revolution fut celle de conduire. Et bien, ils en profitent au detriment des pietons. Entre la traversee de l amazonie a la nage et la traversee d un autoroute a teheran, mon coeur balance....
Cependant, on trouve dans cette ville de vrais havres de paix : un bazar geant millenaire entierement couvert ou oeuvrent des dizaines de millies de personnes dans un enchevetrement de kilometres de ruelles, arcades et autres cours, anciens caravanserails. Tabriz etait l une des plus grande etape de la route de la Soie et son Bazar en a la mesure. Ici toutest compartimente : epices, tapis, broderies, bijoutiers, drogueries, chaussures, textiles, fruits secs,... Un bonheur de se perdre dans ces meandres, ou quelques marchands nous offrent le the et invitent a la palabre dans un des salons souterrains. Ici nos sens eructent : odeurs de cannelle et autres epices, gout des fruits secs, touchers des multiples etoffes, eblouissement des etals debordants de toutes les marchandises possibles et inimaginables, scintillement des vitrines de bijoux devant lequelles les yeux des iraniennes brillent,... Une experience extraordinaire ou, contrairement a Istanbul, nous pouvons deambuler sans faire alpaguer mercantilement. Ici, on vous arrete pour bavarder, savoir d ou on est, qu est ce qu on fait, qu est ce qu on pense... En plus du bazar quelques monuments ornent la ville comme la Mosquee Bleue, decoree de nombreuses faiences et ceramiques, comprenant toutes les nuances du bleu. D ou son nom, ils ne se sont pas foules. 3 jours a Tabriz et depart vers Teheran car envie de regler nos visas indiens au plus tot. Voyage qu on fera en train, partageant notre cabine avec un couple de personnes agees. Malgre notre meconnaissance mutuelle d une langue commune, notre obstination a communique nous a permis de passer une soiree delicieuse...
Si Tabriz avec son 2 millions d habitants nous avait remue, a cote Teheran est un ouragan avec ses 14 millions d habitants. Ca fourmille dans tous les sens. On risque notre vie a chaque fois qu on traverse la rue, ce qui est soit dit en passant le seul gros risque qu on court ici, loin de ce qu on aurait pu imaginer. Les pics de pollutions battent des records et le vacarme est omnipresent notament dans le sud de la ville ou nous logeons. Le sud est plus populaire, donc plus de petaradement de motos mais aussi quartier du bazar et des commerces ou transiteraient un 1/3 des marchandises iraniennes : un bordel de tous les diables. On a des doutes sur nos avenirs professionnels mais certainement pas policier de la circulation a Teheran. La ville sans veritable charme est enorme. Malgre la taille de notre carte de la ville, tout Teheran n y figure pas et ils n ont pas choisi l echelle la plus grande. Des que vous devez vous deplacer, etant donne l eparpillement de la ville, vous devez parcourir des distances gigantesques chaque fois. A Tehran, nous avons eu heureusement la grande chance de rencontrer nos fameuses guides, Firouzee et Leyla, via le site Hospitalityclub. Des perles rares au milieu de cette jungle. Elles ont toutes 2 le gout des rencontres et envie de connaissances et d echanges culturels. Elles se mettent en 4 pour nous faire decouvrir leur ville et leur pays... nous trimbalant de gauche a droite, nous invitant dans leur famille. Une superbe rencontre, on se croirait en famille. Firouzee est ingenieur en informatique, 35 ans, divorcee, sans enfant, partage sa vie avec sa soeur et sa niece, pleine de vie, spontanee. Leyla est designer, 27 ans, vit chez sa mere. Elles ont toutes les 2 le projet de voyager vers nos contrees, pour changer l image de leur pays. On a lu beaucoup de choses sur l Iran, peut etre trop, nous amenant a avoir une vision schlerosee du pays. Et il nous a fallu un petit temps avant de se separer de toutes ces idees recues. Et avec elles, elles s evanouissent comme par magie. On avait lu dans un livre qui pourtant fait encore un tabac (Longue Marche de Bernard Ollivier) qu en Iran, il y avait des boites a lettres ou les gens pouvaient denoncer leur voisin. Connerie. On avait lu qu on ne pouvait pas porter de couleur rouge. Connerie. Entre la Soizic, du 1er jour, habillee en sac a patate, voilee jusqu aux dents, et la Soizic de maintenant, il y a une grosse marge.... Il faut dire que Leyla et Firouzee ont beaucoup contribue a son relooking.
Dans les autres rencontres, il y a celle du consul de france, Pour faire nos visas indiens, nous avions besoin d une lettre de recommandation de l ambassade de France. C est un papier qu on obtient en 24 heures normalement. On l a eu en 2 heures grace au maillage fin et a ce tissage intercontinental que seul un peuple fier et solidaire de ces congeneres peut realiser : les aveyronnais. Grande chance pour nous, le consul est de Vivier, a cote de Decazeville, et il a une grosse envie de parler tripoux. Cool.
Mais la pression citadine nous a eu malgre nos sorties a la montagne environnante a Tehran. Un bol d air s impose. Donc l air de mer fera le plus grand bien au baron et a la baronne. En nous rendant a la gare routier pour prendre le bus, nous rencontrons Mosehn qui attend sa petite amie qui est de Ramsar. Il propose de nous embarquer dans son carosse et direction Ramsar. Il est ingenieur en genie civil et fait son service militaire depuis 14 mois. Il frequente Fariba, etudiante en comptabilite, depuis 1 an. C est leur 4eme rencontre... Normalement ils devaient faire route ensemble jusqu a chalus ou leur route devait se separer mais notre presence corse la chose. Car on a l intention de louer une maison a Ramsar et pour eux, voila l occase reve pour se retrouver dans l intimite. En effet, il est hors de question d aller a l hotel car pas maries, ou d aller chez les parents car pere pas commode. Ils furent pour nous une precieuse aide car ils nous ont mene jusqu ou on voulait aller, nous ont aide a trouve une maison en parlementant avec les proprietaires, nous ont fait decouvrir les alentours. Dans une ville de 14000000 d habitants, ce fut une rencontre irrealiste.
Ici Ramsar, rythme tranquille, dans cette station balneaire, coincee entre mer et montagne, adoree des iraniens a la recherche de fraicheur. On a loue une maison et ca nous fait du bien de sentir une sorte de chez nous, meme si c est que pour quelques jours. Notre maison est partagee en 2 avec les proprietaires au rez de chaussee. Avec qui nous avons partage notre soiree et une partie de l apres midi, communiquant dans un anglais qui ferait grincer les dents de Malou et un farsi a couper au couteau. Mais petit a petit on reussit a se faire comprendre. On attend Firouzee pour la fin de notre escapade caspienne..
Pour les photos, faut attendre un peu qu on trouve une connexion haut debit.


























